Premières traces à Chérue non loin du Pic du Midi d’Ossau

La première balade de l’année dans la neige est toujours un grand moment. Dimanche dernier, le temps mi-figue mi-raisin annoncé nous a réservé une agréable surprise.

Passé le hameau de Gabas, le blanc commence à tapisser les sapins qui bordent la montée vers Artouste. La végétation entre vert, blanc et brun automnal est une vraie féerie. A la hauteur du village d’Artouste, le lac qui se tapit dans le paysage de neige se donne en spectacle.

Nous entamons la montée le long du sentier menant à la cabane de Chérue en serpentant dans le bois. Je guette les endroits où je vais pouvoir avoir une vue plongeante sur le lac de Fabrèges.

Dans les pas d’Yves, accompagnateur montagne et de Danielle nous suivons les traces de raquettes de ceux qui nous ont précédés. Une belle journée ensoleillée se profile. Yves, en nous racontant des épopées en ski de randonnée entre les sapinettes sur ce parcours me fait songer à quelques belles descentes sur l’autre versant. De là à imaginer de slalomer dans la descente de Chérue avec les mêmes sensations et la même magie qu’en ski de printemps hors piste sur Artouste, il n’y a qu’un pas.

Au fil de notre ascension, la vue sur les montagnes enneigées paraît nous hisser sur les sommets. Le cours d’eau que nous traversons à l’orée de la clairière a un doux bruit apaisant. L’eau qui circule avec force et musicalité semble vouloir redonner vie à la nature très calme.

Encore un effort avant d’arriver sur le deuxième replat et de distinguer les traces des isards. Yves se met alors à raconter ses rencontres fortuites ou inespérées avec les isards. Nous sommes sur leurs traces et de là apercevons la crête et les premiers couples. C’est leur terrain de prédilection. De plusieurs bonds, les voilà en bas de la colline, devant nos yeux ébahis.

Cabane de Chéru
La Cabane de Chérue

Même si nous espérons en rencontrer le long de ce sentier qui mène au pic Lavigne, au pic Chérue ou encore à Saoubiste ,les apercevoir, les surprendre, les chercher reste un grand moment au cours de cette balade.

Pour arriver à la cabane, l’épaisseur de neige est de plus en plus profonde, sans trace ; nous nous enfonçons allègrement dans la poudreuse. La neige, rien à faire donne envie de jouer.

La cabane est sommaire, mais c’est un bon abri pour une pause ou pour passer une nuit en montagne. Un petit arrêt pour manger et nous voilà repartis en direction du col. Le pic Lavigne est à quelques mètres. Le temps a changé en quelques minutes et les flocons annoncés commencent à tomber. Le pic du Midi d’Ossau que l’on distinguait en arrivant est sous la brume. Je ne pourrai pas faire ces si belles photos depuis le col de Magnabaigt ; une autre fois sûrement. Le plaisir de marcher dans la neige est déjà suffisant. La descente sous des flocons plus épais se transforme en une séance de slalom glissé dans les pentes en sous-bois. Chacun trace ses marques dans la poudreuse et travaille son équilibre. Le ski arrive, il faut être prêt à slalomer sur les chemins de traverse. Nous évitons quelques troncs d’arbre de justesse et glissons comme des fous le long des sapins et des ifs jusqu’au parking.

Une belle virée sur les sommets enneigés en attendant de pouvoir glisser sur les domaines ou sur les pistes improvisées autour du Pic du Midi d’Ossau.

Écrit par Corinne Crabé-Permal, directrice de l'office de tourisme de Laruns/Artouste.
Accompagnée de mots et de rythmes pour décrire les couleurs de la nature, je vous emmène à la rencontre de cette vallée et de ses habitants.

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