Nature en Ossau l’été

Le regard étonné des isards, la course dodelinante des marmottes, le décollage d’une perdrix, c’est toujours ce qui m’émerveille quand je marche autour de l’Ossau. Ce tableau représente les grands espaces, la nature en Ossau en été. La faune et la flore y sont au premier plan. J’y ai mis un lac, car ils habitent tous les paysages de la vallée. L’eau y est partout présente et multiples sont les randonnées qui mènent à de beaux lacs.

Au fond, il y a une cabane de bergers, un troupeau, un berger avec un enfant. Trois mille ans de pastoralisme ont façonné le paysage. Si la hêtraie sapinière ne pousse pas au delà de 1700m d’altitude, si les pâturages sont gras et bien verts, les forêts de pins à crochets clairsemées, c’est à cette présence millénaire de l’homme que nous le devons.
Depuis tout ce temps, les bergers ont changé. Leurs pratiques d’élevage restent pourtant étroitement liées à la montagne. Ils appartiennent au cycle, en acteurs immuables. Le berger du tableau, (ou la bergère ?) est avec un enfant, un clin d’oeil à mes amis et connaissances qui vivent sur les estives en famille. De nos jours, les vieux bergers solitaires, cadets, célibataires ont transmis leur savoir et leur amour de la montagne à de nombreux  jeunes. Ils transhument alors avec famille et troupeau sur les pâturages d’altitude quand la devête leur ouvre les portes.

Au fond, l’Ossau, un peu trop pointu, en sentinelle imposante domine tout l’espace. Dès que l’on prend de la hauteur, c’est sa silhouette qui sert de repère.
En passant le nez au dessus d’une crête, le réflexe est de le chercher, pour retrouver la position.
Je l’ai peint un peu trop pointu et puis finalement ne l’ai pas modifié car sa forme me rappelle les peintures anciennes qui le représentaient immensément escarpé et inaccessible. Quand je peins l’Ossau, j’aime me rappeler ses parois et arrêtes : le cirque de l’Ambaradère avec les pitons de la fourche, la vire de l’Ambarradère, l’éperon nord, les flammes de Pierres et l’arrête de Peyreget au petit Pic. J’aime vraiment ce sommet, où j’y ai passé de merveilleux moments de montagne sur toutes ses faces et recoins.

Pour finir l’ensemble, j’y ai mi un ciel bleu d’été (pour rêver ! ), un grand bol d’air qui ouvre tout l’espace. Les grand rapaces s’y déplacent avec aisance et majesté.

Écrit par Francine Magrou, accompagnatrice en montagne et illustratrice.

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